Les conférences mensuelles d’Ifremer – Programme 2014/2015

Comme chaque année, le centre Ifremer Bretagne Conf Ifremer 2014-2015organise un cycle de conférences destinées à tout public : agents Ifremer, citoyens, centres de culture scientifique et technique, ONG, institutionnels, professionnels, collégiens, lycéens, étudiants et acteurs économiques.

Ces conférences se tiennent une fois par mois, le mercredi à 15h30 au centre Ifremer de Brest.

Le programme pour la saison d’octobre 2014 à juin 2015 est disponible.

 

Le déroulé de ces conférences est le suivant : une présentation d’environ 1 heure suivie d’échanges-débats avec le conférencier.

Elles sont enregistrées et mises en ligne sur la webTV de l’Ifremer afin d’en assurer une large diffusion auprès du plus grand nombre. Plus d’une trentaine de conférences sont déjà accessibles http://wwz.ifremer.fr/webtv/Conferences

Le Science Tour en Finistère en juillet 2014

Le programme JIX (Jeunesse, innovations et cohésion sociale) a été parmi les premiers lauréats du Programme Investissements d’Avenir lancé par le gouvernement français en 2010.

C’est dans le cadre de ce programme qu’a été conçu le projet « Science Tour » dont la finalité est de rendre les sciences accessibles à tous à travers un dispositif pédagogique itinérant, modulable et numérique.

C’est l’association Les Petits Débrouillards France qui a imaginé ce projet, « Science tour », en partenariat avec France télévisions et l’émission « C’est pas sorcier ».  Le dispositif est constitué de bus équipés d’outils pédagogiques qui sillonent la France en proposant des ateliers ludiques tous publics pour permettre de comprendre les sciences. Le Science Tour : c’est le Tour de France des Sciences… qui sillonne les campagnes, les villes pour sensibiliser petits et grands aux enjeux scientifiques à l’aide de leurs camionnettes.

En juillet 2014, les Petits Débrouillards du grand Ouest ont organisé le programme breton sous le thème « Littoral des loustics ». Le programme comprenait une exposition interactive pour décripter les problématiques et les enjeux du littoral : activité humaine, biodiversité, qualité de l’eau.

 

Le programme 2014-2015 des activités éducatives d’océanopolis

35 000 enfants en moyenne participent chaque année aux activités pédagogiques mises en place par le service Education des publics et de la culture scientifique d’Océanopolis.
Depuis 24 ans maintenant, ce service a développé de nombreux moyens pour accueillir les scolaires.
Ainsi :

  • une équipe de 5 animateurs-concepteurs hautement qualifiés, des animateurs scientifiques et des guides expérimentés,
  • des conseillères-relais Arts et cultures et des conseillères pédagogiques de l’éducation nationale ,
  •   cinq salles pédagogiques dont 1 de travaux pratiques équipée de matériels d’observation et d’outils multimédia innovants,
  • un programme pédagogique très diversifié comprenant 2 formules de visite et 21 ateliers éducatifs,
  • des supports éducatifs pour tous niveaux scolaires et un dossier spécifique pour les enseignants.

Pour l’année scolaire 2014-2015, Océanopolis la place sous le thème « À l’école des océans« . Sont proposés aux établissements scolaires :

  • de nouveaux ateliers élaborés en cohérence avec les programmes scolaires (de la maternelle à la terminale) et en partenariat avec les conseillères-relais Arts et cultures et les conseillères pédagogiques de l’éducation nationale :
    • la mangrove guyanaise entre océan et forêt tropicale (lycée)
    • la respiration en milieu marin (collège, 6è et 5è)
    • le sentier des loutres (3è cycle)
  • la reconduction de l’appel à projets « Jeunes reporters des arts, des sciences et de l’environnement » (destiné aux élèves des 1er et 2d degré)
  • une nouvelle exposition, « Le récif à la loupe ». Installé au sein du pavillon tropical, cette exposition présente les petits habitants des récifs coralliens, « héros du camouflage » et de toutes sortes d’associations incroyables !

Plus d’informations et les contacts : ici.

Agenda national – Septembre à décembre 2014

26 septembre au 19 octobre – La fête de la science à Brest

Ce rendez-vous annuel initié par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche se déroule cette année sur 3 semaines. Ce moment est l’occasion de manipuler, tester, visiter des laboratoires, dialoguer avec des chercheurs, bref : (re)découvrir les métiers et le goût pour la recherche ! Pendant cet événement, les chercheurs viennent à la rencontre du grand public : des milliers d’animation sont ainsi prévues partout en France.

A Brest et pour le Finistère, c’est Océanopolis qui coordonne cette édition 2014. Accompagné de ses partenaires scientifiques, de l’Education Nationale, des entreprises finistériennes, des collectivités locales, il sera proposé au grand public des dispositifs individuels et collectifs aussi captivants qu’inventifs.

Le programme détaillé de ces événements sera bientôt en ligne avec :

  • la fête de la science en Finistère
  • la fête de la science sur Brest métropole océane
  • le village des sciences : du 17 au 19 octobre, au Quartz et à la faculté Segalen
  • la journée de la cristallographie

Ces 3 semaines de fête autour de la science démarreront par la nuit européenne des chercheurs  le vendredi 26 septembre. À partir de 19h, Océanopolis vous donne rendez-vous pour une soirée festive sur le thème de « L’expérience », avec un programme insolite et riche en surprises…

09 et 10 octobre 2014: « L’aménagement du territoire maritime dans le contexte de la politique maritime intégrée« ,  à l’IUEM, Plouzané

Le concept d’aménagement du territoire maritime se trouve à la croisée de politiques d’aménagement de la mer et du littoral conduites par l’État et les collectivités territoriales, et de la politique maritime intégrée de l’Union européenne tournée vers la « croissance bleue ». Ce colloque interdisciplinaire et international a pour ambition de rassembler les analyses de nombreux chercheurs, et acteurs de la vie publique, relatives aux enjeux stratégiques et aux formes de l’aménagement du territoire maritime.
Programme et inscription sont en ligne.

16 au 18 octobre – Colloque « Habiter le littoral, enjeux écologiques et humains contemporains », à Marseille

Marseille accueille les 26è journées scientifiques de la Société d’Ecologie Humaine pour un colloque international sur le thème « Habiter le littoral ». Ces journées sont co-organisées avec  l’Observatoire Hommes-Milieux « Littoral méditerranéen » et le laboratoire
ESPACE.
Le programme du colloque est disponible et la participation à ces journées se fait sur inscription.

22 au 25 octobre – Seconde conférence sur la biodiversité et le changement climatique dans les Outre-mer européens, Guadeloupe

La Conférence Guadeloupe 2014 est une rencontre internationale de haut niveau consacrée à la biodiversité et au changement climatique dans les Régions Ultra-Périphériques (RUP), les Pays et Territoires d’Outre-Mer (PTOM) européens,  les Petits Etats Insulaires en Développement (PEID) et  leurs bassins géographiques respectifs.

Co-organisée par le Secrétariat de la Convention sur la Diversité Biologique (CDB), la Commission européenne, le Gouvernement français, la Région Guadeloupe, le Gouvernement des Iles Vierges Britanniques (BVI), l’association des Pays et Territoires d’Outre-mer (OCTA) et l’Union Internationale de conservation de la Nature  (UICN), la Conférence de Guadeloupe se tiendra du 22 au 25 octobre 2014.

200 participants sont attendus : responsables politiques, experts et représentants de la société civile, aux niveaux international, européen, national, régional et local.

Cette conférence se clôturera par une journée de haut niveau à l’occasion de laquelle les représentants de la Commission européenne, des Etats membres des RUP, des PTOM et des PIED notamment de la Caraïbe, ainsi que des organisations internationales présentes discuteront les nouvelles orientations stratégiques et priorités opérationnelles d’actions, fruit du travail d’experts des journées précédentes, qui deviendront alors une feuille de route dite le « Message de la Guadeloupe» , que les RUP, les PTOM et/ou les États membres s’engageront à mettre en œuvre de façon coordonnée pendant la période 2015-2020.

2 et 3 décembre 2014 – Les assises de l’économie la mer

Les 10è Assises de l’économie de la mer se déroulent cette année à Nantes et St Nazaire les 2 et 3 décembre.

Le programme de ce rendez-vous annuel des acteurs politiques et économiques du monde maritime est disponible.

 

Agenda international septembre – décembre 2014

6 – 17 octobre 2014 : 12è Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique

Cette 12è conférence se tient à Pyongyang en Corée du Nord.
La Conférence des Parties est l’organe directeur de la Convention. Elle fait progresser la mise en œuvre de la Convention par des décisions prises lors de ses réunions périodiques.

Le thème principal de la conférence sera  »biodiversité et développement durable ».
L’objectif est de :
- sensibiliser la communauté internationale sur le rôle majeur de la biodiversité et sa contribution au développement durable.
- mettre l’accent sur la biodiversité dans les discussions du Programme de développement durable post-2015, en particulier les Objectifs de Développement Durable (ODD).

Lors de cette conférence, les Parties feront également le point des progrès accomplis dans le cadre du plan stratégique 2011-2020. D’autres thèmes, programmes de la CDB, seront abordés tels que la diversité biologique marine et côtière, les espèces exotiques envahissantes ou diversité biologique et changement climatique.

Des événements en parallèle de la conférence des Parties

Comme à chaque Conférence, des événements parallèles se tiennent comme le  « Sommet sur la Biodiversité pour les villes et les gouvernements infra-nationaux » les 13 et 14 octobre.

12-19 novembre 2014 : 6è congrès mondial des parcs de l’UICN

L’objectif de ces congrès mondiaux organisés par l’UICN est de faire un état des lieux du développement des aires protégées et de travailler à une stratégie de développement à 10 ans.
Le thème général de ce 6è Congrès mondial sera « Des parcs, la planète et nous : des solutions sources d’inspiration ».
L’UICN publiera à cette occasion la « liste verte des aires protégées ». Cette liste servira d’étalon de mesure des progrès vers une gestion efficiente et équitable, et permettra de récompenser l’innovation, l’excellence et l’esprit d’initiative. Pour être inscrite à la Liste verte de l’UICN, une aire protégée devra atteindre un seuil convenu en matière d’application des critères, et notamment remplir ses objectifs de conservation, bénéficier d’une gestion efficace et favoriser une gouvernance équitable.

La Liste verte de l’UICN aidera également les gouvernements nationaux et leurs partenaires engagés dans la conservation à atteindre les objectifs prévus par la Convention d’Aichi sur la diversité biologique, et en particulier la Cible 11, qui stipule que d’ici à 2020, au moins 17 pour cent des terres émergées de la planète et 10 pour cent des zones marines devront faire l’objet d’une gestion effective et équitable.

La thématique marine sera également à l’honneur avec un Pavillon Océan + au sein duquel sera notamment présente l’Agence française des Aires Marines Protégées.

Une hausse du nombre des chantiers de restauration en milieu côtier

En concentrant l’essentiel des activités humaines et maritimes, les zones côtières cristallisent la plupart des enjeux du domaine marin. Aujourd’hui, les projets d’aménagement se doivent d’avoir un volet présentant les impacts environnementaux du projet visé et de prévoir éventuellement les mesures de compensation ou de réhabilitation.

De quoi parle-t-on ?

Les milieux sous-marins et côtiers dégradés par les divers projets de l’homme sont l’objet de projets ou chantiers de réhabilitation. Ceux-ci consistent la plupart du temps à activer le développement naturel d’espèces marines capables d’accélérer la colonisation d’un espace marin dégradé. Ces sites dégradés peuvent être :

  • une marina
  • un port de plaisance
  • l’embouchure d’un ancien rejet de station
  • un site industriel pollué
  • une lagune contaminée
  • un chantier éolien en mer
  • une digue
  • un fond marin fragile raclé par les mouillages

Le cas méditerranéen

Le pourtour méditerranéen est très touché par la dégradation du milieu sous-marin et côtier du fait de ses spécificités géographiques, économiques, politiques, biologiques et énergétiques.

C’est là, avec l’appui du Pôle Mer Paca, qu’est né le Programme fédérateur « Aménagements côtiers durables et génie écologique ». Près de 50 opérateurs, capables d’intervenir dans le cadre d’opération de réhabilitation/restauration, ont été identifiés : PME, laboratoires, associations.

Quelques exemples de chantiers

A ce jour, une dizaine de chantiers a été recensée sur le pourtour Méditerranéen (entre Montpellier et Menton) ; sur l’ensemble de la Méditerranée, ce sont 222 ports qui sont concernés.

La ville de Marseille qui, depuis 2007, gère 3 000 hectares d’espaces naturels en Camargue et dans la plaine de la Crau, a lancé en 2013 un programme de gestion des infrastructures pour la restauration écologique du littoral (GIREL), financé par l’Agence de l’eau.

Au large de Nice, une entreprise de génie écologique teste la pose de patch de plantules sur les zones de mouillage des grands yachts.

Près de Montpellier, le port de la Grande-Motte abrite quelques-uns de ces murs végétaux qui fournissent du fourrage à la vie aquatique égarée.

Quelques  chiffres
En 2012 le marché de la restauration de la biodiversité marine et terrestre représentait 2 milliards d'euros. Il devrait monter à 3 millards en 2020 (source : le cabinet Boston Consulting Group)
En France : 150 à 200 PME sont capables d'intervenir sur ces chantiers

Annuaire et cartographie qualifiée des acteurs de la filière du génie écologique côtier en Méditerranée

Quoi de neuf du côté des aires marines protégées ?

Le 6è parc naturel marin est né sur le Bassin d’Arcachon

À l’occasion de la journée mondiale des océans, le 8 juin 2014, Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie et Frédéric Cuvillier, Secrétaire d’état chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, ont signé le décret de création du Parc naturel marin d’Arcachon.

Périmètre du Parc naturel marin d'Arcachon

Périmètre du Parc naturel marin d’Arcachon
(source : www.aires-marines.fr)

420 km2 d’espace marin et 127 km de linéaires côtiers pour définir des orientations de gestion fondées sur les principes d’un parc naturel marin selon le code de l’environnement (Article L. 334-3) :

  • connaissance du patrimoine marin,
  • protection du milieu marin,
  • développement durable des activités maritimes.

 Quels sont les objectifs du Parc naturel marin d’Arcachon ?

Ils se déclinent à partir de 7 orientations de gestion qui sont les suivantes :

  • Améliorer la connaissance de la dynamique du bassin et de son lien avec l’océan (transports hydro-sédimentaires, échanges entre les écosystèmes),
  • Préserver et restaurer la spécificité de la biodiversité lagunaire et l’attractivité du bassin et de son ouvert pour les oiseaux,
  • Garantir le bon fonctionnement écologique des milieux, notamment les marais maritimes, par une exigence accrue pour la qualité des eaux et une gestion cohérente des richesses naturelles et des usages,
  • Promouvoir et accompagner les filières professionnelles, notamment la pêche et la conchyliculture, pour préserver les emplois et valoriser les savoir-faire, dans une démarche respectueuse des équilibres naturels,
  • Promouvoir des pratiques respectueuses du milieu marin dans les activités nautiques par l’adaptation des comportements et des aménagements et l’innovation technologique,
  • Contribuer à la mise en valeur des patrimoines naturels, culturels et paysagers marins afin de conserver au territoire son identité maritime et la faire prendre en compte dans les projets de développement,
  • Responsabiliser l’ensemble de la population en la sensibilisant aux impacts des usages sur les équilibres naturels marins du bassin et aux bénéfices qui résultent de ces équilibres pour sa qualité de vie.

Ces orientations se déclinent à leur tour dans un plan de gestion (sorte de feuille de route du Parc) pour 15 ans. Ce plan servira de cadre pour le déploiement d’actions de suivi du milieu marin, de contrôle, de soutien aux activités maritimes durables et de sensibilisation des usagers.

Un nouveau label : « aire marine éducative »

Cette initiative novatrice est née en Polynésie, aux Marquises sous l’impulsion d’une école primaire (dont les enfants avaient exprimé le souhait de devenir responsables de leur propre aire marine protégée), l’Agence des aires marines protégées, la fédération culturelle et environnementale des Marquises (MOTUHAKA), et avec le soutien de la Polynésie Française, de la Communauté de communes des Marquises et de l’Etat.

De cette initiative originale est née l’idée de structurer, créer un modèle standard de ce type de projet : c’est la naissance du label « aire marine éducative ». Sa finalité : récompenser des écoles qui souhaitent développer un tel projet de connaissance et de gestion du milieu marin. Afin de tester et donc d’améliorer la méthodologie de ce projet, un programme pilote appelé PUKATAI a été lancé début 2014 aux Marquises avec 6 écoles participantes (1 sur chaque île des Marquises).

Les objectifs d’une aire marine éducative sont les suivants :

  • Pédagogique et culturel
  • Education civique et citoyenne
  • Environnement et développement durable
  • Scientifique
  • Emploi et formation
  • Touristique
  • Coopération et rayonnement international

Cette initiative a été présentée lors d’une conférence de presse le 21 août 2014. Un dossier de presse est disponible.

 

BioLit : programme de science participative

BioLit, pour Biodiversité Littorale, est un programme national de science participative sur la biodiversité littorale.

Avec BioLit on est en même temps dans le champ de la « Science collaborative » et  dans celui de l’« Observatoire participatif du littoral ».

Programme créé et porté par l’association Planète Mer, il est mené sous la responsabilité scientifique de la station marine du Museum national d’Histoire naturelle (MNHN) de Dinard, avec le soutien d’un conseil scientifique, et en partenariat avec des structures d’éducation à l’environnement et au développement durable, des collectivités territoriales, des services de l’Etat, et des gestionnaires d’espaces protégés et de ressources naturelles.

Mobiliser des réseaux citoyens pour disposer d’un plus grand nombre d’observations

Le plus de ce programme : faire appel à l’implication des citoyennes et des citoyens pour suivre l’état de santé du littoral. L’objectif est de donner naissance à un observatoire national participatif du littoral.
Ainsi chacun peut participer à ce programme, en s’impliquant dans un réseau de surveillance et d’alerte éco-citoyen.

Les sciences participatives en pointe
D'autres programmes de sciences participatives existent :  Phénomer (suivi des eaux colorées en mer liées à la profusion de plancton), Ecoflux (qualité des eaux de rivières),  Apecs  ( suivi des populations de raies et de requins).

13 professionnels de la biodiversité marine en formation à Brest

Vue de la Rade de Brest depuis le Pôle France Voile

Vue de la Rade de Brest depuis le Pôle France Voile

Les acteurs bretons (Ifremer, Agence des Aires Marines Protégées, Pôle Mer Bretagne, Institut Universitaire Européen de la Mer, Océanopolis, Région Bretagne) avec l’appui de Brest métropole océane ont travaillé à l’organisation de ces cinq jours de formation et d’échanges de pratiques. 

L’objectif premier de cette formation était de donner des éléments de connaissance générale des enjeux et questionnements liés à la conciliation entre développement des territoires et protection de la biodiversité.

Pour cela les sessions se sont organisées de manière à :
- Permettre aux stagiaires de conforter, sur les thématiques proposées, le socle de connaissances nécessaires à une bonne compréhension des enjeux (écosystèmes, pressions sur le milieu marin, enjeux pour les territoires littoraux…).
- Appliquer les questionnements, les outils connus ou présentés,  au travers de cas opérationnels (mise en situation, cas d’études).

Le module de formation s’est organisé autour des thèmes suivants :

- Menaces et enjeux sur la biodiversité marine et conséquences pour les territoires maritimes.
- Les aires marines protégées (AMP) sur une journée complète au Conquet dans les locaux du Parc Marin d’Iroise et avec une sortie en zodiac sur le site du Parc (2h30 en mer).

Vue depuis la salle du Conseil de gestion du Parc naturel marin d'Iroise créé en 2006

Vue depuis la salle du Conseil de gestion du Parc naturel marin d’Iroise créé en 2006

- L’économie de la conservation de la biodiversité et des services écosystémiques ; les mesures compensatoires.

- Mise en œuvre de l’ingénierie écologique pour la gestion et la restauration des milieux aquatiques et terrestres littoraux.

 

Port de plaisance du Moulin Blanc

- Conciliation activités et protection de la biodiversité – des exemples brestois et bretons : le cas de la Gestion intégrée du littoral.

Mise en situation par un jeu de rôles à Océanopolis (centre de culture et de médiation scientifique)

Ce thème a été l’occasion de mettre les participants en situation pratique autour d’un jeu de rôles sur la gestion intégrée de la zone côtière.

Le cas du port du Moulin Blanc : Aménagement et biodiversité (Zone Natura 2000, SAGE de l’Elorn, qualité des eaux).

Une sortie terrain a été organisée sur le port du Moulin Blanc jusqu’au Polder afin d’étayer le dispositif de gestion de la qualité des eaux, en lien avec les différentes activités présentes sur cette partie du territoire et en explicitant la manière dont est conduit le projet d’aménagement du polder en prenant en compte les enjeux environnementaux.

 

 

Enfin la session s’est clôturée par une séance consacrée à la planification urbaine et biodiversité / Planification marine spatiale.

BLP

Séance « planification urbaine et biodiversité », à la Bibliothèque La Pérouse

 

Des formateurs brestois et bretons

17 intervenants brestois et bretons se sont succédés tout au long de la semaine pour partager leur expertise et leurs connaissances avec les stagiaires.

Des stagiaires francophones d’horizon géographique et professionel divers

La richesse de ce module de formation s’est aussi traduite par la diversité des origines géographique et professionnelle des stagiaires.
Venus de Marseille, de Rouen, de la région bordelaise, du Finistère Sud, du Morbihan, de Martinique, mais aussi de Côte d’Ivoire et du Sénégal, les stagiaires étaient à la fois conservateur d’aire protégée, élu, universitaire, chargé de mission milieu marin, directrice d’office de l’eau, chargée de mission pour un observatoire de la biodiversité pour le parc naturel régional de Martinique, chargé de mission Natura 2000 ou encore chargé de mission dans un bureau d’études.

Cet éclectisme leur a permis, pendant et en dehors des sessions formelles, d’échanger sur leurs pratiques et projets professionnels.

Une évaluation en deux temps

Classiquement, à l’issue de la semaine de formation, un bilan a été conduit avec les stagiaires et en présence de certains formateurs afin d’évaluer le contenu, le rythme, l’articulation entre apports théoriques et mise en situation ou étude de cas.
Une originalité : un deuxième temps d’évaluation a été proposé. Il s’agira de revenir vers les stagiaires 6-8 mois après la session de formation (début 2015) afin de s’interroger sur le degré d’appropriation et de mise en pratique des acquis de la formation.

Une offre à renouveler

La tenue de ce module de formation, sous ce format, était une première. Les acteurs brestois, avec le soutien de Brest métropole océane, travaillent à la construction d’une offre de formation autour de cette thématique générale de la conciliation entre le développement des territoires et la préservation de la biodiversité marine.

Session de formation, Brest juillet 2014 – Zoom sur un des thèmes abordés

Nous vous proposons de découvrir certains des thèmes qui seront abordés au cours de la session de formation et d’échanges de pratiques du 7 au 11 juillet 2014 à Brest.
Le mercredi 9 juillet après-midi les stagiaires pourront échanger et approfondir la question du génie écologique.

Génie écologique, ingénierie écologique : de quoi parle-t-on ?

Le génie écologique (ou ingénierie écologique) : c’est l’application des principes de l’écologie à la gestion de l’environnement. Concrètement il s’agit de restaurer les cours d’eau, entretenir les espaces naturels, pratiquer l’agrofresterie ou encore préserver la biodiversité dans les projets d’aménagement.

L’ « ingénierie écologique » pour la préservation et la restauration des milieux aquatiques s’est construite ces trente dernières années grâce aux progrès des connaissances et aux retours d’expérience de nombreux tâtonnements et d’initiatives parfois foisonnantes. Elle atteint aujourd’hui une maturité qui permet de constituer un corpus solide de concepts, de méthodes et de pratiques éprouvées. Il s’agit d’une ingénierie pluridisciplinaire, travaillant pour et par le vivant. Établie sur la compréhension et l’observation de terrain des écosystèmes, de leur dynamique, de leur sensibilité, de leur résilience et de leurs fonctionnalités, cette ingénierie du XXIème siècle permet de constituer des conditions plus satisfaisantes de leurs dynamiques évolutives en interaction avec les activités humaines. Une meilleure santé de ces écosystèmes leur permet de rendre de meilleurs services, les pratiques respectueuses de leur fonctionnement tout comme l’intervention à la source pour les protéger se sont également révélées moins coûteuses, tant en investissement qu’en entretien. C’est donc tout l’intérêt des maîtres d’ouvrages que de consacrer les moyens nécessaires à acquérir et entretenir les connaissances et les observations approfondies qui permettent ces interventions plus intelligentes.

Depuis 2000, la Directive Cadre sur l’Eau de l’Union européenne nous invite à agir pour la restauration du bon fonctionnement des milieux aquatiques afin d’atteindre leur bon état. Les SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) adoptés en 2009, ainsi que les programmes de mesures associés, montrent que des actions visant à utiliser les fonctions des écosystèmes comme un outil pour améliorer leur état sont aujourd’hui de plus en plus souvent mises en avant.

Au-delà de leur ambition en terme d’écologie et de biodiversité, ces actions peuvent en effet permettre de contribuer à des objectifs sociétaux, comme la prévention ou le traitement des pollutions, la gestion du risque d’inondation ou encore la préservation de la ressource en eau.

L’ingénierie écologique fait appel à un corps de métiers qui regroupe connaissances, moyens, méthodes et intervenants au service de la biodiversité et fait appel à la science et, de fait, la manipulation des systèmes vivants.

Au cours de la session de formation et d’échanges de pratiques organisée du 7 au 11 juillet 2014 à Brest, une après-midi sera consacrée à ce thème. Il sera traité en deux temps :
- Ecosystèmes côtiers et estuariens et perturbations humaines – Potentiel, impacts et mesures de gestion (par Olivier LE PAPE, Professeur à Agrocampus Ouest, Pôle halieutique).
- La mise en œuvre des actions de génie écologique en milieu marin : comment cadrer au mieux la conception et le suivi des opérations pour améliorer leur réussite ?
(par Sébastien DELLINGER, bureau d’études DERVENN, Union Professionnelle du Génie Ecologique).

Programme de la formation
Inscriptions à la formation