Session de formation, Brest juillet 2014 – Zoom sur un des thèmes abordés

Nous vous proposons de découvrir certains des thèmes qui seront abordés au cours de la session de formation et d’échanges de pratiques du 7 au 11 juillet 2014 à Brest.
Le mercredi 9 juillet après-midi les stagiaires pourront échanger et approfondir la question du génie écologique.

Génie écologique, ingénierie écologique : de quoi parle-t-on ?

Le génie écologique (ou ingénierie écologique) : c’est l’application des principes de l’écologie à la gestion de l’environnement. Concrètement il s’agit de restaurer les cours d’eau, entretenir les espaces naturels, pratiquer l’agrofresterie ou encore préserver la biodiversité dans les projets d’aménagement.

L’ « ingénierie écologique » pour la préservation et la restauration des milieux aquatiques s’est construite ces trente dernières années grâce aux progrès des connaissances et aux retours d’expérience de nombreux tâtonnements et d’initiatives parfois foisonnantes. Elle atteint aujourd’hui une maturité qui permet de constituer un corpus solide de concepts, de méthodes et de pratiques éprouvées. Il s’agit d’une ingénierie pluridisciplinaire, travaillant pour et par le vivant. Établie sur la compréhension et l’observation de terrain des écosystèmes, de leur dynamique, de leur sensibilité, de leur résilience et de leurs fonctionnalités, cette ingénierie du XXIème siècle permet de constituer des conditions plus satisfaisantes de leurs dynamiques évolutives en interaction avec les activités humaines. Une meilleure santé de ces écosystèmes leur permet de rendre de meilleurs services, les pratiques respectueuses de leur fonctionnement tout comme l’intervention à la source pour les protéger se sont également révélées moins coûteuses, tant en investissement qu’en entretien. C’est donc tout l’intérêt des maîtres d’ouvrages que de consacrer les moyens nécessaires à acquérir et entretenir les connaissances et les observations approfondies qui permettent ces interventions plus intelligentes.

Depuis 2000, la Directive Cadre sur l’Eau de l’Union européenne nous invite à agir pour la restauration du bon fonctionnement des milieux aquatiques afin d’atteindre leur bon état. Les SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) adoptés en 2009, ainsi que les programmes de mesures associés, montrent que des actions visant à utiliser les fonctions des écosystèmes comme un outil pour améliorer leur état sont aujourd’hui de plus en plus souvent mises en avant.

Au-delà de leur ambition en terme d’écologie et de biodiversité, ces actions peuvent en effet permettre de contribuer à des objectifs sociétaux, comme la prévention ou le traitement des pollutions, la gestion du risque d’inondation ou encore la préservation de la ressource en eau.

L’ingénierie écologique fait appel à un corps de métiers qui regroupe connaissances, moyens, méthodes et intervenants au service de la biodiversité et fait appel à la science et, de fait, la manipulation des systèmes vivants.

Au cours de la session de formation et d’échanges de pratiques organisée du 7 au 11 juillet 2014 à Brest, une après-midi sera consacrée à ce thème. Il sera traité en deux temps :
- Ecosystèmes côtiers et estuariens et perturbations humaines – Potentiel, impacts et mesures de gestion (par Olivier LE PAPE, Professeur à Agrocampus Ouest, Pôle halieutique).
- La mise en œuvre des actions de génie écologique en milieu marin : comment cadrer au mieux la conception et le suivi des opérations pour améliorer leur réussite ?
(par Sébastien DELLINGER, bureau d’études DERVENN, Union Professionnelle du Génie Ecologique).

Programme de la formation
Inscriptions à la formation

Le projet de loi Biodiversité : le calendrier se précise

Le Ministre de l’Ecologie, Philippe MARTIN, a présenté le 26 mars en Conseil des Ministres le projet de loi relatif à la biodiversité. Ce projet comporte 6 titres et vise à « mieux concilier activités humaines et biodiversité ».
Sa disposition la plus importante est sans doute la création de l’Agence française de la biodiversité qui doit voir le jour le 1er janvier 2015. Le projet de loi prévoit également la transposition du Protocole de Nagoya sur la partage équitable des ressources, la création de zones de conservation halieutique ou encore la réalisation d’atlas de paysage pour chaque département d’ici 2015.
Ce projet de loi devrait être passé en 1ère lecture au Parlement à partir du 24 juin 2014.

 

Nouvelle alerte du GIEC : impacts, adaptation et vulnérabilité

Plantation de mangrove (projet d'école à Funafala, île Tuvalu)

Plantation de mangrove (projet d’école à Funafala, île Tuvalu).
© David J. Wilson

En septembre 2013, le Groupe Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) publiait le 1er volume de son 5è rapport. Le second volet de ce rapport vient d’être approuvé lors de la 10è session du groupe 2 de travail réuni à Yokohama (Japon) du 25 au 29 mars 2014. Le Groupe 2 est chargé d’évaluer les impacts du changement climatique en cours ainsi que les possibilités d’adaptation pour limiter la vulnérabilité des sociétés humaines.

Ce nouveau volet du 5è rapport rassemble les éléments de compréhension de notre système climatique à partir de la lecture et la compilation de 12 000 publications scientifiques parues depuis 2007. Il montre les impacts actuels observés des changements climatiques, les risques pour les populations et les nécessaires stratégies d’adaptation.

Le changement climatique a d’ores et déjà des impacts sur tous les continents et dans les océans.
Les impacts déjà observables : sécheresse, inondations, maladies, migrations, pénurie alimentaire, risques de conflits. le GIEC pointe de nouveau des impacts graves à venir et irréversibles, avec une aggravation après 2050. On observe déjà des impacts sur la production alimentaire du fait de l’augmentation des températures ; l’aire de répartition, le nombre d’individus ou les pratiques migratoires de nombreuses espèces marines et terrestres se sont déjà modifiés et la carte des zones de pêche devrait être redessinée avec des espèces marines plus nombreuses dans les latitudes moyennes et hautes et en baisse autour des tropiques avec de forts taux d’extinction au niveau local.
Pour exemple : le Saint Pierre (Zeus faber) se pêche aujourd’hui dans les eaux au large du Finistère, dans une zone où on n’en trouvait pas du tout il y a 30 ans…

Au-delà des impacts observables et des risques encourus, ce nouveau volume aborde la question de la nécessaire adaptation à ces impacts (installation de systèmes d’alertes; abris contre les cyclones et les inondations, protection des mangroves pour épargner les côtes, nouvelles pratiques agricoles, création de zones protégées…).

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Une session de formation du 7 au 11 juillet 2014 à Brest

Une session de formation sur le thème : «Concilier développement des territoires et préservation de la biodiversité».

Les acteurs bretons (Ifremer, Agence des Aires Marines Protégées, Pôle Mer Bretagne, Institut Universitaire Européen de la Mer, Océanopolis, Région Bretagne) avec l’appui de Brest métropole océane proposent cinq jours de formation et d’échanges de pratiques autour de sujets liés à la conciliation entre le développement des territoires et la préservation de la biodiversité.

Il s’agira à la fois de permettre aux stagiaires de conforter, sur les thématiques proposées (gestion intégrée mer-littoral, aire marine protégée, planification urbaine et biodiversité ou encore génie écologique), le socle des connaissances nécessaires à une bonne compréhension des enjeux (écosystèmes, pressions sur le milieu marin…), mais aussi d’appliquer les questionnements, les outils connus ou présentés, au travers de mises en situation et de  cas d’études.

Cette formation est destinée à un public francophone d’élus (tout échelon territorial), d’agents (techniciens, ingénieurs) de collectivités territoriales ou d’établissements publics, dans les secteurs de l’urbanisme, du développement durable, de l’écologie urbaine, de l’eau et de l’assainissement.

Les inscriptions sont ouvertes !

Retrouvez toutes les informations pratiques et le programme des cinq journées sur ce blog www.biodiversite-marine.eu.
Le nombre de places est limité, réservez au plus vite !

Contact : Armelle Labadie, armelle.labadie-ouedraogo@brest-metropole-oceane.fr

Les collectivités au coeur de la gestion de la mer et du littoral

La gestion durable de la mer et du littoral : une priorité pour la Région Bretagne.

La Région Bretagne possède près de 3000 kms de côtes et 95 % de sa population vit à moins de 60 kms de la mer. Il s’agit donc d’une région dont le développement s’est forgé autour de cette caractéristique maritime.
La mer et le littoral sont des zones depuis toujours convoitées; elles le sont de plus en plus, abritant des activités multiples et devenant de fait source potentielle de conflits d’usage.

Pleinement investie dans le domaine maritime, la Région Bretagne a fait de la gestion durable de la mer et du littoral sa priorité en décidant d’investir dans la gestion intégrée des zones côtières dont le maître mot est « concertation ».
La Région Bretagne, suivant aussi les priorités posées par l’Etat français, a décliné la Gestion intégrée des zones côtières en plusieurs temps :

  • l’adoption de la charte des espaces côtiers bretons par le Conseil régional en 2007.
  • la mise en place d’une conférence régionale de la mer et du littoral en 2009.
  • le lancement d’appels à projets en 2011 et 2012.

Aujourd’hui l’ensemble du littoral breton est couvert au travers des projets de gestion intégrée de la zone côtière. Il s’agit aussi bien de projets territoriaux (portés par des collectivités) que de projets thématiques portés par des associations ou des organismes socioprofessionnels.

La gestion intégrée des zones côtières du Pays de Brest : une démarche de concertation autour des usages

Le Pays de Brest ce sont 400 km de côtes et 50 communes littorales, d’importantes activités fortement liées à la mer (civiles, militaires, industrielles, tertiaires,  activités de formation et de recherche, tourisme, sport…). Le Pays de Brest accueille également sur son espace côtier un important patrimoine naturel.

Le Pays de Brest a enclenché formellement une démarche de gestion intégrée des zones côtières depuis 2010. Après des démarches innovantes de gestion de l’espace littoral (le Contrat de baie de la rade de Brest, la création du Parc Naturel Marin d’Iroise), une nouvelle étape a été franchie avec la signature de la Charte des espaces côtiers (novembre 2012) et le projet retenu par la Région Bretagne dans le cadre de son appel à projets GIZC.
Ce projet du Pays de Brest s’étend sur la période 2012-2014 et s’articule autour de trois thématiques :

  • l’organisation de la plaisance et du carénage,
  • la qualité des eaux de baignade,
  • le partage de l’espace littoral.

Au travers de ce projet, il s’agit de mobiliser l’ensemble des acteurs de la mer et du littoral : condition indispensable pour réussir à trouver un équilible entre aménagement, usages et maintien des milieux naturels.

« Innovation et croissance bleue » à Qingdao – Octobre 2013

1er Symposium international du Réseau International des Territoires Maritimes Innovants (RITMI) « Innovation et croissance bleue », Qingdao, Chine, 28-30 octobre 2013.

Plus de 150 participants se sont réunis à l’Université Océanique de Chine (UOC) de Qingdao, pour le 1er Symposium international de RITMI, organisé conjointement par la ville de Qingdao et Brest métropole océane, avec le soutien du Département des Sciences et Technologies de la ville de Qingdao, le Technopôle Brest-Iroise, l’UOC et l’ensemble des membres de RITMI. La Chine, la France, l’Allemagne et le Canada étaient particulièrement représentés.

Les objectifs étaient, d’une part, de décrire l’état de l’art des projets et programmes actuellement menés aux échelles locale/régionale, nationale et internationale et, d’autre part, d’identifier les enjeux pour de futurs projets collaboratifs. Deux thématiques étaient à l’honneur : l’océanographie et les bio-ressources marines.

Le cadre international fut brillamment posé en séance plénière d’ouverture par trois organisations des Nations Unies : l’UNESCO/IOC, la Convention pour la Diversité Biologique(CDB) et la Banque Mondiale, représentées respectivement par le Dr. Wendy Watson-Wright, Secrétaire Exécutive de l’IOC et Directeur Général Assistant de l’UNESCO, M. Lijie Cai, en charge des rapports nationaux de la CDB, et M. Jostein Nygard, en charge du Département Environnement et Développement Social à la Banque Mondiale.

Le Symposium a permis de renforcer les liens entre les différentes échelles géographiques et secteurs d’activités, confirmant ainsi le rôle de RITMI en tant que plateforme de l’innovation.

La seconde édition du Symposium aura lieu du 13 au 17 octobre 2014, à Brest, dans le cadre de la Sea Tech Week, semaine internationale des sciences et technologies de la mer.

Plus d’information : www.mitin-network.org

Contact : Dr. Fabienne Vallée, Technopôle Brest-Iroise, Brest, France. Fabienne.vallee@tech-brest-iroise.fr

Retour sur les 9è Assises de l’économie maritime et du littoral

Les 3 et 4 décembre 2013 se sont déroulées, à Montpellier, les Assises de la mer. C’est un événement annuel organisé par le journal Le Marin, avec Les Echos en partenariat avec le Cluster maritime français et l’Institut français de la mer.

Les 1 400 participants à ces Assises ont pu échanger autour de tables rondes et ateliers thématiques.

Les sujets des tables rondes étaient les suivants:
- Tour d’horizon des filières maritimes
- L’innovation moteur de compétitivité
- Les biotechnologies
- Les grands fonds : Offshore, minéraux, océanographie
- Le gaz, un eldorado énergétique, mais quelles applications pour les navires ?
- Comment concilier développement économique et protection des océans ?  C’est Paul Giacobbi, président de l’Agence des aires marines protégées, qui est intervenu sur cette question.
- Les vulnérabilités maritimes de la France

Les ateliers ont permis de traiter des thèmes suivants :
- Femmes, hommes, premières richesses de l’économie maritime : L’attractivité des métiers, la prévision des besoins, la gestion des expatriés, la formation, la gestion des carrières, le parcours professionnel des navigants.
-
Réduire la facture énergétique des navires … et respecter les normes : Les améliorations apportées aux dessins de carène, à l’ensemble propulsif, l’apport du diesel-électrique, le tout-électrique, l’optimisation des routes.
-
Energies marines renouvelables : Les atouts industriels français, l’état d’avancement des appels d’offres, les opportunités à l’export.
- La gestion de la pêche : L’état réel de connaissance des espèces, l’évolution des stocks liés au réchauffement, la difficulté de concilier l’imprévisible et la rigueur de gestion communautaire, la connaissance halieutique partagée entre pêcheurs et scientifiques.

La 10è édition aura lieu à Nantes et St Nazaire les 2 et 3 décembre 2014.

Les conclusions du CIMer présentées par le Premier Ministre à Montpellier

La veille des Assises se tenait le Comité Interministériel de la Mer (CIMer) à l’initiative du Premier Ministre. L’objectif de ce comité était de consolider et renforcer les atouts de la France dans le domaine maritime.

10 mesures ont été dessinées autour de trois axes :
1- Organiser le partage des usages, la protection et la valorisation durable des ressources de la mer. Il s’agit d’organiser le partage des usages, en particulier du fait de l’émergence de nouveaux usages (production d’énergies renouvelables, exploitation des ressources minérales par exemple) et de maîtriser leurs incidences environnementales potentielles.
2- Promouvoir la compétitivité du pavillon français et préparer les filières de demain. Accompagner les filières de la pêche et du transport maritime face à une forte concurrence européenne et mondiale ; miser sur le développement des filières de demain telle les énergies marines renouvelables.
3- Consolider l’action de l’Etat en mer. Compte tenu des enjeux maritimes ultramarins, l’État veille à conserver une capacité significative de surveillance et d’intervention dans ces espaces pour soutenir les populations et les activités, et faire respecter la souveraineté de notre pays dans les eaux sous sa juridiction.

 

Quelles recommandations à l’issue d’Impac 3 ?

Un message d’urgence de la part des Ministres

Pour la première fois, le Congrès International des Aires Marines Protégées  a permis la tenue d’une réunion ministérielle. Ce n’était pas le cas lors des deux précédentes éditions qui s’en étaient tenues à un Congrès technique.

L’absence de représentants des pays les plus influents (Etats-Unis, Canada, Norvège, Japon notamment) n’a pas permis d’accord sur une déclaration engageante.  Néanmoins la Déclaration d’Ajaccio , signée par les représentants de 20 pays dont la France, a été l’occasion de réitérer les objectifs internationaux déjà adoptés, en particulier celui d’atteindre 10 % de la surface des océans couverte par les aires marines protégées d’ici 2020. En 2013 ce ratio se monte à 3 %. Devant le chemin qu’il reste encore à parcourir, le message d’Ajaccio a été « celui de l’urgence de l’action, de la mobilisation, de la volonté d’agir ensemble à tous les niveaux pour relever les défis » et de  « l’urgence de conserver et de gérer durablement la haute mer ».

Les ministres réunis ont montré que leurs Etats se mettaient en mouvement afin de créer leur réseau d’AMP. Ainsi l’Espagne a annoncé à cette occasion que son taux d’aires marines protégées dans sa zone économique exclusive (ZEE) atteindra les 8% dans les tous prochains mois grâce à la mise en place de son réseau Natura 2000 en mer (actuellement le taux espagnol est de 0,3%).
En Afrique, c’est le plan « Gabon Bleu » qui poursuit l’objectif de classer 20% de la ZEE en aires marines protégées.

La teneur des recommandations à l’issue des 5 jours d’échange à Marseille

Grâce aux travaux menés pendant les cinq jours du Congrès à Marseille, quelques thèmes forts ont été pointés et ont été traduit dans les recommandations proposées au terme d’Impac 3.

Ainsi :

  • pour bâtir un réseau cohérent d’aires marines protégées à l’échelle mondiale, il a été souligné l’importance de mettre en relation les réseaux locaux et internationaux. Pour cela il est nécessaire de s’appuyer sur les Conventions mer régionales, sur les Etats mais aussi sur les communautés locales pour créer des AMP en « partant de la base ». C’est en ce sens que travaille le Sénégal (une présentation par un représentant du Ministère de l’Environnement sénégalais a été faite au cours d’un atelier sur l’implication des autorités locales dans la gestion des AMP).
  • pour opérer une ouverture des aires marines protégées au monde économique. Les AMP doivent intégrer la société et servir à protéger les services rendus à l’homme par les écosystèmes qu’elles abritent.
  • pour avancer sur les mécanismes de financement des AMP, il faut réfléchir à des mécanismes de financements durables.
  • pour aboutir en 2015 à un accord sur la haute mer, il est urgent d’ouvrir des négociations afin de trouver un accord d’application pour la conservation de la haute mer de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.

Le prochain Congrès International des Aires Marines Protégées se tiendra au Chili en 2017.

Les annonces de la France à Ajaccio

À l’occasion de la Conférence d’Ajaccio les 27 et 28 octobre 2013, Philippe MARTIN, Ministre français de l’Ecologie, du Développement Durable et de l’Energie, a procédé à quelques annonces :

  • la création d’un fond fiduciaire pour la Méditerranée. Annoncée par SAS Albert II de Monaco et confirmé par Philippe MARTIN, ce fonds permettra de renforcer et pérenniser la gestion des aires marines protégées en Méditerranée.
  • la candidature conjointe de la France et de l’Italie pour inscrire les Bouches de Bonifacio au Patrimoine mondial.
  • l’engagement de 20 M€ de la France sur deux ans, via le Fonds français pour l’environnement mondial et l’Agence Française de Développement, pour la proetction des océans tant en méditerranée qu’en Afrique de l’ouest, dans l’Océan Indien, les Caraïbes ou le Pacifique.
  • la création du Parc naturel marin d’Arcachon et la mise à l’étude d’un parc naturel marin autour du Cap corse.

31 nouveaux Hope Spot

Hope Spot : de quoi parle-t-on ?

Il s’agit de désigner ainsi des « spots de l’espoir » , jugés essentiels à la santé des océans. Certains de ces Hope Spot, riches en faune et habitats marins, sont formellement protégés, d’autres pas encore.

Le 22 octobre, à Marseille au cours du 3è Congrès international des Aires Marines Protégées, Dr Sylvia EARLE (directrice de l’UICN et à l’origine de l’initiative « Blue Mission ») a annoncé 31 nouveaux Hope Spots parmi lesquels la mer de Tasmanie dans le Pacifique Sud, Wallis et Futuna, les atolls des Maldives, les îles Andaman dans l’Océan indien ou encore la péninsule Antarctique.

En savoir + : L'initiative "Blue mission" est une initiative mondiale portée par 
Dr Sylvia EARLE depuis 2009 et qui rassemble aujourd'hui plus de 50 
groupes respectueux de la conservation de l'océan (des grandes entreprises 
multinationales aux équipes de scientifiques réalisant des recherches
très importantes).

IMPAC 3 à Marseille : dernier jour avant la Conférence d’Ajaccio

Le 3è Congrès International des Aires Marines Protégées s’est ouvert le 21 octobre 2013 à Marseille au Palais du Pharo. Après Geelong (Australie) et Washington, c’est donc la France qui aura accueilli ce Congrès.

Près de 1 500 participants de 87 nationalités différentes se sont retrouvés pour 5 jours de travail, d’échanges autour de différents thématiques :
- Sciences et connaissances pour une gestion efficace
- Outils de gestion et moyens d’action pour les aires marines protégées
- Gouvernance, partenariats et implication des industries
- Approches régionales

Élus, techniciens, gestionnaires d’aires marines, représentants d’associations ont échangé, partagé leurs expériences, esquissé des perspectives de travail au cours d’ateliers et cafés de la connaissance, pour faire avancer la problématique des aires marines protégées et atteindre l’objectif des 10 % en 2020.

Retrouvez les séances plénières et découvrez de multiples films et interviews sur la WebTV du Congrès.

Nous reviendrons sur les principales conclusions, recommandations issues de ces 5 journées de travail et d’échanges.